Equateur 10.10.04 – 05.011.04

Nous choissions le passage de frontière assez isole de « Zumba », car souvent recommande, par d'autres cyclistes. La région est magnifique. De petites collines recouvertes de foret tropicale, de temps en temps quelques plantations de café ou de bananes, des oiseaux de plus en plus colores et une route de terre rouge, ce qui donne un beau contraste avec cette verdure intense. Tout d'un coup, un pont : la douane. De la cote péruvienne il y a quand même quelques petites baraques. Du cote equatorien, un douanier ouvre un garage, à l'intérieur se trouve une table et une chaise, bienvenus au poste de douane ! Voila une douane comme on les aime !

Avec l'Equateur, nous voila définitivement dans le monde du dollar ( monnaie du pays depuis plusieurs années déjà). C'est déconcertant de voir les indigènes payer avec des pièces de monnaie intitulées «  in god we trust ». Contrairement au Pérou et a la Bolivie, les indigènes en Equateur sont très peu nombreux et vivent très recules dans les montagnes.

Apres de magnifiques journées dans le foret, nous retrouvons des régions plus arides et des cols de plus en plus hauts. Dans le village assez touristique de Vilcabamba, nous rencontrons l'autrichien Gregor, qui est en route de Cusco à Quito A PIED, le long du chemin des Incas. Nous sommes impressionnes ! En fait ce trajet n'est qu'une partie de son projet qui est d'aller a pied de l'Autriche jusqu'au Japon (pour plus d'infos www.globalchange.at )! Nous passons quelques chouettes journées de repos ensembles à nous raconter des anecdotes très semblables, voila un petit échantillon :

Nous : » la route pour X, c'est par ou ? »

Un type : «  la prochaine a droite ».

Nous : «  vous étés sur ? » (Voila ce qui s'appelle avoir de l'expérience)

Le type : «  c'est ou que vous voulez aller déjà ? »

Question posée 1000x :

« Pourquoi vous ne prenez pas le bus ? »

(…c'est peut-être bien nous les cons ????)

 

Un type a Philippe : « tu viens d'où comme ça ? »

Philippe : «  D'Argentine »

Miriam est aussi à cote type.

Le type : «  Ahhh, …mais ELLE ??? »

Philippe : «  Elle aussi. »

Le type n'a pas l'air convaincu, …quel monde de machos !

Nous retrouvons Gregor quelques jours après dans la magnifique ville de Cuenca. Pour fêter nos retrouvailles nous achetons 1,2kg de masse de cacao et nous régalons d'une fondue au chocolat, accompagnée de noix de coco, fraises, mures, bananes. Voila un petit déjeuner de cyclistes et marcheurs !!!! Du coup nous devons rester quelques jours de plus à Cuenca afin de bien digérer tout ça…par exemple en allant dans les bains thermaux, desquels nous avons une magnifique vue sur le paysage andin.

Les Andes sont peut-être un peu moins hautes en Equateur, mais au moins aussi fatigants qu'avant ; 5 heures de montée, une demie heure de descente, 5 heures de montée, ….ainsi de suite. Gentiment nous sentons une profonde fatigue qui s'empare de nous, surtout que l'Equateur nous fascine moins que les autres pays traverses. Nous sommes donc assez impatients d'arriver à Quito. Mais avant nous faisons encore un petit détour par « Baños », village aux bains thermaux très connus. Pour y acceder, nous empruntons l'ancienne route qui a été détruite par l éruption du volcan Tungurahua. Inaccessible au voiture, on y passe tout juste a vélo. Une poussière noire recouvre la route, un beau contraste avec la verdure flamboyante du coin. Pour les quelques paysans qui vivent dans le coin, la vie est dure, après l'éruption, car ils ne peuvent plus livrer leur produit à la ville et personne ne semble vouloir entreprendre quelque chose.

Des autres 9 volcans dans le coin, nous n'apercevons pas grand-chose, car ils sont toujours couverts de nuages, sauf entre 5et 6 heures du mat !

Grâce a un autre cycliste nous savons que chaque dernier dimanche du mois s'organise un « ciclopaseo »(une rue traversant Quito du sud au nord est réservée au cyclistes). Et c'est juste le jour de notre arrivée ! C'est donc avec pleins d'autres cyclistes que nous roulons nos derniers kilomètres sur sol sud-américain !!! Nous rentrons dans la belle vieille ville de Quito, au compteur 12'000km !

Quelques jours plus tard nous prendrons l'avion pour le Panama, une nouvelle aventure nous attend donc. Mais une chose est sure ; « l'Amérique du Sud a vélo », c'est la meilleure idée qu'on a jamais eue !!!

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