Nicaragua – douce chaleur dans les rocking-chairs

Nouveau passage de frontiere pitoresque; un petit bateau nous amene a « San Carlos », a l'embouchure du Rio San Juan dans le lac du Nicaragua. Nous traversons la jungle, la presence des singes hurleurs est evidente. Puis, debarquement dans le village de pecheurs qui souffre d'un terrible fleau : au coucher de soleil des millions de petites mouches vertes envahissent  les maisons, a tel point qu'il devient impossible de manger sans en avaler un bon nombre. L'ambiance y est abslument apocalyptique, les gens se retirent dans leur maison pour dormir des la tombee de la nuit. Sans compter que les millions de mouches provoquent la presence de milliards d'oiseaux, d'araignees et on en passe….

Pour echapper aux mouches, nous descendons en bateau un bout du Rio San Juan. Des dizaines de forts ont ete construits le long de ce fleuve. Contrôle d'abord par les Anglais puis par les Americains du Nord, cet endroit etait longtemps considere comme le plus propice a la construction d'un canal reliant les deux oceans.  Une fois la construction du Canal de Panama entamee, l'endroit  est abandonne et est aujourd'hui une des parties les plus reculees du pays.

 

Apres la traversee du Lago Nicaragua en bateau, nous arrivons a la ville coloniale de « Granada », ville tres riche, au passe florissant. Chaque maison possede une cour somptueuse, ou sont alignees de nombreuses chaises a bascule. Le soir les gens les sortent sur le trottoir et s'y installent pour discuter, les portes des maisons grandes ouvertes. Quelle ambiance paisible !

 

En quittant Granada, nous rencontrons Wim et Nik venant  droit d'Alaska a velo. Ce sont toujours de rencontres motivantes.

 

En traversant le nord du pays, nous sommes frappe par l'immense pauvrete. Depuis le passage de l'ouragan Mitch, les habitants semblent avoir perdu tout espoir. Quand nous arrivons dans les villages, le soir, pour y trouver une auberge, nous y trouvons tous les hommes ivres morts. Cela ressemble a un grand cri de detresse. Nous passons plusieurs soirees dans la chambre a pic-niquer, nous sentant tres mal a l'aise dans la rue.  Mais deja nous arrivons a la frontiere de l'Honduras.

 

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